Laachraoui et Belkaid : les coordinateurs du 13 novembre

Naajim Lacchraoui et Mohamed Belkaid sont les coordinateurs présumés des attentats du 13 novembre

Décrite par maints spécialistes de la chose comme une opération de type militaire appliquant des règles de fonctionnement de type militaire, l’attaque terroriste du 13 novembre, qui articulait trois équipes distinctes, était coordonnée à distance par un ou deux opérationnels extérieurs à l’action proprement dite – depuis Bruxelles. C’est ainsi qu’à Najim Laachraoui et Mohamed Belkaid, véhiculés ensemble par Salah Abdeslam depuis la Hongrie le 9 septembre 2015, a échu le rôle de coordinateurs des attentats. Pour des raisons différentes, les deux hommes ne sont plus de ce monde pour apporter plus de lumières au public sur l’ampleur de leur rôle.

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Attou, Amri et Oulkadi, les chauffeurs de Salah Abdeslam

Sont réunis dans ce chapitre le profil, le parcours et le rôle des trois hommes qui ont aidé Salah Abdeslam a fuir de Paris vers Bruxelles dans la matinée du 14 novembre pour le déposer dans une planque au 86 de la rue Henri Bergé à Schaerbeek. Hamza Attou et Mohamed Amri ont pris la route pour la France en pleine nuit pour accéder à l’instante demande de leur ami qui a prétexté une panne, pour ne leur avouer la réalité de sa situation qu’une fois monté dans la voiture. Sidérés et prisonniers d’un conflit de loyauté, ils n’ont pas dénoncé Salah Abdeslam lors des trois contrôles de police qu’ils ont dû subir avant de passer la frontière. Quant à Ali Oulkadi, il a pris en charge le dixième homme du commando à l’arrivée du trio à Bruxelles pour le conduire dans la planque précitée. Contrairement à Attou et Amri, Oulkadi a toujours juré ses grands dieux qu’il ignorait tout du guêpier dans lequel il s’était fourré, pensant seulement rendre un banal service.

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Le duo de Schiphol et l’artificier des attentats du 13 novembre

Voilà le genre d'embarcation empruntée par Krayem, Ayari, et Alkhald

Sofien Ayari et Osama Krayem, selon l’accusation, auraient dû faire partie d’un quatrième groupe de terroristes chargés de perpétrer un attentat à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol le soir du 13 novembre. Ahmad Alkhald, quant à lui, est le spécialiste qui a confectionné les 10 gilets explosifs portés par les hommes du commando. Comme les trois hommes ont effectué ensemble le long voyage de la Syrie vers Bruxelles en septembre, nous avons décidé de les regrouper dans un même chapitre.

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Ibrahim et el Khalid el Bakraoui, deux truands « rachetés » par la bombe

les frères Ibrahim et Khalid el Bakraoui (source image : AFP/Interpol)
Ibrahim el Bakraoui
Khalid el Bakraoui

Toute l’existence des frères el Bakraoui – deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 – depuis l’âge de raison jusqu’à leur dernier souffle, a été consacré au crime sous toutes ses formes, la découverte très tardive et partiale de l’Allah de Daech en prison, à la fin de l’année 2014, n’ayant fait que décupler ce penchant antisocial. L’aîné, Ibrahim – 29 ans au moment des événements – est né le 9 octobre 1986, le cadet, Khalid est né deux ans plus tard, le 12 janvier 1989. Ils sont les cousins d’Oussama Atar, commanditaire présumé des attentats du 13 novembre, dont le frère Yacine est présent dans le box des accusés, parce que c’est son frère. Ibrahim est un ami d’enfance d’El Haddad Asufi, également présent dans le box. C’est Khalid qui a loué sous une fausse identité l’appartement de Forest où se planquait Salah Abdeslam depuis les attentats du 13 novembre en compagnie de deux complices, jusqu’à l’intervention surprise de la police belge le 15 mars 2016, qui a déterminé les frères el Bakraoui, Najim Laachraoui, et Mohamed Abrini – présent dans le box des accusés – à précipiter la mise en œuvre des attentats de Bruxelles du 22 mars.

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195ème Rond Point 2.0 : 13 novembre : L’enquête continue… avec François Belliot

Emission enregistrée en direct le mardi 12 décembre 2023, entre la publication de la partie 5 et de la partie 6 de ma série sur les terroristes et complices des attentats du 13 novembre 2015. 195ème du Rond Point 2.0, émission animée par « Betty », rescapée du Bataclan et Gilet jaune. Sujet : les attentats du 13 novembre 2015 : approche géopolitique, reconstitution des événements, parcours des zones d’ombre, ordres de non intervention, persécution de policiers d’en haut et d’en bas, impunité et promotion des incapables et/ou facilitateurs de la tuerie, commission d’enquête parlementaire, procès, bibliographie…

Les frères Atar : le pigeon et le commanditaire présumé

Il est dangereux à notre époque d’avoir un terroriste dans sa famille, surtout quand c’est votre frère et qu’il a été identifié comme le commanditaire d’un attentat qui a fait 130 morts, et c’est naturellement bien pire encore quand vous avez en plus deux cousins, dont vous étiez proche, qui se sont fait sauter quatre mois plus tard dans un attentat ayant fait 42 morts. C’est ce qui est arrivé à Yassine Atar, le frère d’Oussama, présumé mort en Syrie en 2017. En revanche, il est en un sens plus facile d’être un terroriste – ou un combattant djihadiste – de retour dans son pays natal suite à une campagne de presse humanitaire bien rodée : vous êtes placé sous contrôle judiciaire, votre passeport vous est retiré, mais vous pouvez faire une nouvelle demande, obtenir le sésame avec l’aval du pouvoir politique, qui a décidé de faire de vous un agent double, et vous envoler en Syrie planifier – si l’on se fie aux verdicts des procès – les attentats de Paris du 13 novembre, puis ceux de Bruxelles du 22 mars, sans que quiconque par la suite n’ait à rendre des comptes pour cette bourde monstrueuse.

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13 novembre : pas facile de se faire sauter…

Se faire sauter dans un lieu public avec un gilet explosif n’est pas si facile qu’il y paraît. Même avec la ferme conviction de gagner le paradis en TGV ou en Concorde, en première classe et avec tous les avantages qui vont avec, un doute terrible au moment fatidique peut venir vous étreindre et écarter du bouton poussoir le pouce suant et tétanisé : la foi qui chancelle, la trouille de la mort, la honte par rapport à sa famille, les remords pour les futures victimes innocentes, les tendres pensées pour sa promise, le désir de vivre alors qu’on a toute l’existence devant soi… Et à la différence des tueurs du Bataclan et des terrasses, Salah Abdeslam et Mohamed Abrini n’avaient pas vécu leur baptême du feu au Levant et été soudés par un pacte de sang. Pour paraître à la hauteur de leurs frères djihadistes qu’ils révéraient, et sous l’emprise desquels ils se trouvaient, par adhésion aussi il est vrai à la cause de l’État Islamique, ils ont voulu faire comme s’ils iraient jusqu’au bout, mais au dernier moment se sont finalement défilés.

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13 novembre : Le trio des terrasses

Le restaurant le Carillon, première "terrasse" rafalée le 13 novembre

Après avoir exposé le contexte et le déroulement des attentats du 13 novembre 2015, et retracé le parcours des trois tueurs du Bataclan, en plus de l’un des kamikazes du Stade de France, dans cette seconde galerie de portraits nous passons en revue le trio responsable des tueries des terrasses du Carillon, du Petit Cambodge, de la Bonne Bière, de Casa Nostra, de la Belle équipe, et du Comptoir Voltaire, composé d’Abdelhamid Abaaoud, acteur fondamental de l’opération multisites, Chakib Akrouh, et Brahim Abdeslam, frère aîné de Salah Abdeslam et tenancier du café les Béguines dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean.

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Attentats du 13 novembre 2015 : contexte et déroulement

Le Bataclan, théâtre principal du massacre du 13 novembre

Avant d’en faire un livre, j’ai finalement décidé de publier sur la toile une partie de mes travaux sur les attentats du 13 novembre 2015, et pour faire les choses dans l’ordre, la première pièce replace l’événement dans son contexte géopolitique, et retrace le déroulé de l’opération multisites.

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L’activité de Daech en France (base de données)

Introduction

Ceci est une base de données concernant les meurtres et exactions attribuables à des « combattants de l’EI (alias Daech) » en France entre le 25 mai 2013, date d’une tentative de meurtre au couteau à la Défense, et le 3 octobre 2019, date de l’assassinat de quatre fonctionnaires de police à la préfecture de police de Paris. En tout une trentaine affaires sont passées en revue.

Elles sont réparties, grosso modo, dans la période correspondant à l’expansion foudroyante de l’organisation EI en Irak et en Syrie à partir de juin 2014, jusqu’à son éradication officielle fin mars 2019.

Cette liste comprend à la fois les nombreuses affaires attribuées, à tort ou à raison, à des « loups solitaires » prétendument pilotés par Daech, et celles plus rares impliquant de nombreux participants, et une logistique incomparable, au premier chef la tuerie de Charlie Hebdo du 9 janvier 2015 et les attentats du 13 novembre 2015. Disons-le d’emblée, si ces deux énormes affaires paraissent s’inscrire dans un continuum, elles représentent des singularités sui generis.

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